Santé

La santé pour tous serait le premier signe d’une vraie justice sociale

Une offre de soins inégalement répartie

Hôpitaux, maternités, dispensaires, postes de brousse, présence de médecins… le premier enjeu est l’organisation de l’offre de soin. Si les grandes villes sont relativement bien fournies en praticiens et équipement, plus on s’en éloigne, plus l’offre de soins diminue. Naturellement, la question des moyens financiers se pose. Toutefois, la planification sanitaire est une responsabilité non seulement budgétaire mais aussi organisationnelle des États.

Prise en charge financière

Comment financer le système de santé ? Par l’impôt, par l’assurance maladie ou par un paiement individuel particulièrement inéquitable ? Aujourd’hui la médecine profite davantage aux riches qu’aux pauvres, même quand les hôpitaux sont subventionnés par l’État. La question de la généralisation de l’assurance maladie et de complémentaires santé est certainement une partie de la réponse. 

Équité internationale
La santé, signe d'une vraie justice sociale

Des pathologies et enjeux spécifiques

Alors qu'elles ont nettement reculé ailleurs, les maladies infectieuses demeurent les principales causes de décès en Afrique subsaharienne, devant les accidents cardiovasculaires, les cancers, le paludisme et la tuberculose. Au-delà des pathologies spécifiques, la situation d’extrême pauvreté induit nombre de situations dramatiques. Maternité à risque, maladies courantes mal ou pas prises en charge, désinformation des populations… Il reste de nombreux progrès à faire pour généraliser le concept de santé au sens du mieux-être valorisé par l’Organisation Mondiale de la Santé. 

Équité internationale

Pour les pays d’Afrique subsaharienne, l’accessibilité aux traitements et vaccins est un combat sans cesse renouvelé. L’épisode Covid nous le rappelle : l’Afrique se voit attribuer au compte-gouttes des doses pourtant indispensables. Par ailleurs, les très nombreux intermédiaires de l’industrie du médicament en Afrique sont autant d’opportunités pour les organisations parallèles d’alimenter la contrefaçon. À titre d’exemple, on estime que près de 60 % des médicaments achetés dans le golfe de Guinée entrent dans la classification « SF » (qualité inférieure, falsifiés) de l’Organisation Mondiale de la Santé.